mercredi 30 novembre 2011
mercredi 23 novembre 2011
Le couloir des pianistes - suite suite
Je parlais l'autre jour des concours de vite et de fort entre pianistes dans les cellules du fameux couloir. Voici une vidéo à la qualité exécrable pour étayer mes propos :
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quotidien
Hallo !
Une des premières nouveautés de ma vie berlinoise, ça a été la fin des "Mademoiselle, t'as pas du feu?", des "Vous êtes charmante" et de leurs variantes plus sophistiquées ("Tes yeux sont doux comme des oreilles de chauve-souris" un matin où j'allais chez Ikea à Strasbourg reste en tête de ma collection). Ici, niet, misère, et nombreuses sont les expatriées à faire le même constat (deux exemples si tu fais un clic droit là et là). Eh bien je peux désormais apporter un démenti à ce préjugé, oui, ce jour est arrivé : dimanche matin, à 6h, un blond - donc forcément allemand, non? - s'est faufilé derrière moi dans l'entrée de mon immeuble en coinçant son pied dans la porte, m'a fixée avec un grand sourire et des pupilles très dilatées puis s'est précipité sur moi pour me coincer contre le mur en me suppliant de le laisser me lécher (je n'ai pas demandé quoi). Alors oui, d'accord, j'ai eu une peur bleue, j'ai dû mobiliser mes biceps de pianiste et je ne me suis pas sentie très guillerette les jours suivants, mais hey, un Allemand m'a draguée ! (ou quelque chose comme ça)
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séduction
samedi 12 novembre 2011
Klavierspielen im Schwabenviertel
Donner des cours privés dans le Prenzlauer Berg :
"Am Montag geht nicht, da hab ich Yoga, am Dienstag hab ich ein Termin mit der Hebamme, aber am Mittwoch... ach nein, am Mittwoch kann ich auch nicht, da hab ich Mantrasingen."
"Lundi ça ne va pas, j'ai yoga, mardi j'ai rendez-vous avec la sage-femme, et mercredi... ah non, mercredi je ne peux pas non plus, j'ai chant de mantras."
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gens
mercredi 9 novembre 2011
lundi 7 novembre 2011
Le couloir des pianistes - suite
Il y a quelques mois, je vous livrais un aperçu de mon quotidien à la fac dans une belle video (si tu fais un clic droit là tu tombes direct dessus, la vérité, essaye!) à ne PAS regarder en plein écran sous peine de vous prendre ma paire de lunettes en pleine tronche à la fin.
Aujourd'hui, je vous propose de pénétrer dans l'une des cellules du fameux couloir pour une enquête édifiante sur la trace des pianistes les plus rapides de la Terre!
Dans chacune de ces cellules, accessibles de 7 à 22h30, sont déroulés tous les jours 800km de gammes (il s'agit d'une valeur moyenne qui inclut aussi bien les gammes à l'unisson que celles en accords de septième diminuée martelés), on y interprète (toujours en moyenne) 25 fois l'étude en do majeur op.10 de Chopin, 6 fois sa Barcarolle, 49 fois la Campanella de Liszt, 11 fois le 2ème concerto de Rachmaninoff, 5 fois celui de Schumann et une quantité incalculable de fantaisies über-virtuoses composées par d'obscurs types de l'ex-URSS sur des airs d'opéra ou des mélodies célèbres.
Ce sont principalement les étudiants de KA qui investissent ces cagibis déjà nauséabonds après à peine 6 mois d'existence. Et KA, c'est quoi, tu te demandes? KA, ça veut dire Künstlerische Ausbildung, Formation Artistique. Le contraire de KA, c'est PA - Pädagogische Ausbildung. Pour faire court, les pianistes en KA sont à 85% des Asiatiques (en majorité coréens, chinois et japonais) qui, en dépit de leurs gabarits réduits savent jouer incroyablement vite, incroyablement fort et parfois incroyablement bien, dans les 15% restants on trouve pas mal de produits de l'ex-URSS (encore elle) et quelques Européens, parmi eux une poignée d'anciens du CNSM de Paris (anciens=qui ont leur puberté derrière eux). Les KA ont des profs connus, ils gagnent des concours et ils donnent des concerts payants.
Les PA aussi jouent en public, dans des PA-Konzerte organisés par le département PA, et dans le public des PA-Konzerte, il y a les étudiants de PA, les proches des étudiants de PA, quelques retraités du quartier qui ont lu KA au lieu de PA sur le flyer, et parfois un ou deux étudiants de KA qui viennent pour rigoler. Certains PA sortent aussi du cadre de la PA pour aller jouer bénévolement sur des pianos électriques dans des écoles maternelles ou des maisons de retraite. Les PA pensent qu'il y a une vie en dehors du piano, ils s'intéressent à d'autres choses, ils enseignent, ils lisent des livres et parfois même ils vont boire des coups, ils ont somme toute une relation beaucoup plus saine au travail, ce qui a pour conséquence qu'ils jouent beaucoup moins vite (voir graphique ci-contre) et beaucoup moins fort que les KA et n'ont que très peu de chances de faire une carrière si ce n'est sur un malentendu (un gérant de salle de spectacle qui aura lu KA au lieu de PA sur un CV).
Sinon, il y a aussi des pianistes dans un département appelé Schulmusik et qui forme les futurs profs de musique en collège et lycée, mais eux ils sont tellement mauvais qu'on les a mis à part dans les locaux d'un ancien hôpital, leur cas ne nous intéresse pas.

Aujourd'hui, je vous propose de pénétrer dans l'une des cellules du fameux couloir pour une enquête édifiante sur la trace des pianistes les plus rapides de la Terre!
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| La clé ELECTRONIQUE du cagibi 101d |
Ce sont principalement les étudiants de KA qui investissent ces cagibis déjà nauséabonds après à peine 6 mois d'existence. Et KA, c'est quoi, tu te demandes? KA, ça veut dire Künstlerische Ausbildung, Formation Artistique. Le contraire de KA, c'est PA - Pädagogische Ausbildung. Pour faire court, les pianistes en KA sont à 85% des Asiatiques (en majorité coréens, chinois et japonais) qui, en dépit de leurs gabarits réduits savent jouer incroyablement vite, incroyablement fort et parfois incroyablement bien, dans les 15% restants on trouve pas mal de produits de l'ex-URSS (encore elle) et quelques Européens, parmi eux une poignée d'anciens du CNSM de Paris (anciens=qui ont leur puberté derrière eux). Les KA ont des profs connus, ils gagnent des concours et ils donnent des concerts payants.
Les PA aussi jouent en public, dans des PA-Konzerte organisés par le département PA, et dans le public des PA-Konzerte, il y a les étudiants de PA, les proches des étudiants de PA, quelques retraités du quartier qui ont lu KA au lieu de PA sur le flyer, et parfois un ou deux étudiants de KA qui viennent pour rigoler. Certains PA sortent aussi du cadre de la PA pour aller jouer bénévolement sur des pianos électriques dans des écoles maternelles ou des maisons de retraite. Les PA pensent qu'il y a une vie en dehors du piano, ils s'intéressent à d'autres choses, ils enseignent, ils lisent des livres et parfois même ils vont boire des coups, ils ont somme toute une relation beaucoup plus saine au travail, ce qui a pour conséquence qu'ils jouent beaucoup moins vite (voir graphique ci-contre) et beaucoup moins fort que les KA et n'ont que très peu de chances de faire une carrière si ce n'est sur un malentendu (un gérant de salle de spectacle qui aura lu KA au lieu de PA sur un CV).Sinon, il y a aussi des pianistes dans un département appelé Schulmusik et qui forme les futurs profs de musique en collège et lycée, mais eux ils sont tellement mauvais qu'on les a mis à part dans les locaux d'un ancien hôpital, leur cas ne nous intéresse pas.

Prête à tout pour essayer de percer le mystère de la rapidité des KA, j'ai donc examiné le contenu de la poubelle du cagibi 101d, et voici ce que j'ai découvert :
des sources de glucides (KitKat, banane), des fibres (galettes de maïs soufflé), des pastilles contre la toux (forcément, les KA jouent toujours la fenêtre ouverte pour faire des concours de vite et de fort avec leurs voisins), du café à gogo, un emballage de comprimés japonais (j'espérais tomber sur un laboratoire clandestin d'amphétamines, mais après recherche ce n'est qu'un complément alimentaire pour fortifier les cheveux) et un monceau de feuilles d'essuie-tout imbibées de Baume du Tigre (qui ne figurent pas sur la photo, je les ai laissées dans la poubelle, ma témérité a des limites).
Les KA seraient donc tout simplement de gros bosseurs surentraînés qui pianotent jusqu'à devoir se faire des emplâtres au sopalin. Rien de surhumain, pas de produits dopants, pas de pacte avec le Malin.
Déçue.
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quotidien,
the yes needs the no to win against the no
samedi 5 novembre 2011
Avant, je pensais que Stieg Larsson en faisait un peu trop avec ses personnages qui passent une partie de leurs journées à se mordiller (pensivement) la lèvre inférieure.
Maintenant, j'ai vu Twilight.
Maintenant, j'ai vu Twilight.
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tamanoir
vendredi 4 novembre 2011
Des bubons et des chats
Hier après-midi, dans la S-Bahn, j'étais assise en face d'un homme en veste de cuir, sur ses genoux une mallette de la même couleur et un Iphone posé dessus, exactement au milieu. Ce voyageur maniaque a passé tout le trajet entre Hackescher Markt et Zoologischer Garten à réajuster de la main gauche son téléphone au milieu de sa mallette chaque fois que le train avait un soubresaut, tandis que de la droite il triturait consciencieusement un bouton après l'autre sur son menton, récoltait le pus sur son pouce, y jetait un regard dédaigneux puis mettait son doigt en bouche pour suçoter le fruit de sa récolte.
Et puis, sinon, j'ai vu Moriarty en concert et découvert avec stupéfaction que tous les membres de ce groupe sont des chats. Pour vous prouver que je ne divague pas, voilà un montage de clichés pris hier soir au Heimathafen Neukölln :
Et puis, sinon, j'ai vu Moriarty en concert et découvert avec stupéfaction que tous les membres de ce groupe sont des chats. Pour vous prouver que je ne divague pas, voilà un montage de clichés pris hier soir au Heimathafen Neukölln :
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mercredi 2 novembre 2011
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