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lundi 4 janvier 2016

Noël en famille, Nouvel An chez le psy

J'aime écouter les récits des incidents diplomatiques de fin d'année dans les familles des autres. La tante qui finit en larmes dans le dressing, les torgnoles injustifiées, l'oncle éternel célibataire qui vient toujours se mêler de ce qui ne le regarde pas (=l'éducation de ses nièces), les vieilles rancoeurs qui débordent après la deuxième bouteille de Gewürtz, les débats voués à finir en engueulades, et quel délice quand j'apprends qu'untel a mis sur la gueule à untel pour une raison que tous les autres ont oubliée, ou qu'unetelle a quitté la ronde avant le fromage en claquant la porte, jurant comme tous les ans que c'était son dernier Noël dans cette famille de primates.

Mais il y a aussi les familles dans lesquelles les griefs restent enfouis quelque part au coeur des replis intestinaux, où ils fermentent jusqu'à sortir un jour sous la forme d'ulcères ou autres affections chafouines. Dans ces familles, la télévision reste allumée en arrière-plan pour meubler les silences, on parle des voisins ou de l'actualité musicale et on fait des jeux de mots pleins d'esprit, on ne se tape pas dessus mais on ne se prend pas dans les bras non plus. Voici un exemplaire de ce genre de famille ; un coup de baguette magique a rendu visible ce qui se passe dans les têtes de ces êtres évolués qui ont toujours le mot pour rire. Pendant qu'ils sont occupés à ne pas exprimer leurs émotions, la 2 diffuse un documentaire sur les renards polaires et une dinde est en train de rôtir au four.
Cliquez sur l'image pour la voir en plus grand, mais ne vous attendez pas à une lisibilité optimale, parce que c'est jamais évident déchiffrer ce qui se passe à l'intérieur de ces gens.

 photo noelsmall_zps18qejt2e.jpg

mardi 26 août 2014

Bon les amis, c'est reparti.
Ban Ki-moon-Noël déclare la fin de la trêve des Histoires Véritables.



mercredi 6 novembre 2013

L'automne à Berlin - jour 6

Lundi soir, un sale petit crachin dégueulasse tombait sur la ville, celui qui te rentre sous la capuche et te fait froid partout quelle que soit la somme des gilets que tu empiles, accompagné de sa meilleure pote la brise chafouine qui fait en sorte que l'humidité pénètre bien profond tes poumons pour te coller la phtisie (oui oui, dans mon village on dit que la phtisie s'attrape par les courants d'air humide). Ajoutons à cela que la nuit était tombée à 16h30, que j'avais été assommée toute la matinée par un atroce mal de ventre (voir épisode 4) et que j'avais fait une très-contrariante tache de soupe de potiron sur mon slim bleu ciel, j'étais donc dans les meilleures dispositions pour aller au concert d'Albrecht Mayer et des King's Singers au Gretchen le soir même. Mon ami Oussama m'avait agité sous le nez les billets en me promettant qu'on allait bien s'amuser "parce que c'est un club", et, pauvre étudiante que je suis, je n'ai évidemment pas su résister aux sirènes de la gratuité.

En route donc pour le Gretchen, une boîte de Kreuzberg dont j'avais à de maintes reprises vu fleurir le nom sur des affiches et des flyers, et où je n'avais encore jamais mis les pieds (rappel : je ne vais danser que dans des caves). La soirée était organisée par Universal/Deutsche Grammophon dans la série Yellow Lounge dont l'étrange credo est de faire entrer la musique classique dans les boîtes de nuit. La guestlist est longue comme le bras, c'est à se demander s'il y a quelqu'un dans la salle qui a effectivement déboursé 6€ pour cette blague. Le public est, selon moi, constitué d'amateurs de compils de musique d'ameublement qui écoutent du classique comme ils font du yoga et viennent là pour passer un afterwork trankil (et les King's Singers, c'est trankil comme musique, rappel), d'amateurs de classique qui méprisent la soupe des King's Singers mais viennent pour se montrer dans un club (=décontraction) et faire des rencontres, et de gens qui n'ont jamais entendu parler ni des King's Singers ni d'Albrecht Mayer et qui ont cru que c'étaient des DJs parce que le programme n'était pas traduit en anglais et que l'affiche avait l'air ironique.
Un DJ mixe des morceaux classiques en faisant des enchaînements à la truelle entre des trucs qui n'ont rien à voir les uns avec les autres, le son est exécrable, ça grésille et la moindre intervention de cuivres détruit instantanément 45 cellules ciliées dans chacune des tes oreilles. Oussama tente de m'apaiser avec une bière et veut me persuader que cette série de concerts est une belle initiative, que ça fait découvrir la musique classique à un public qui n'y aurait pas accès, mais je reste butée, confortée dans ma position par l'observation des visages mous qui m'entourent. Vers 22h30, les chanteurs arrivent sur scène, suivis de près par un aveuglant costume blanc en satin dont émerge la tête joviale d'un Albrecht Mayer qui va probablement ramasser un maximum de blé pour cet album de Noël rempli des plus infâmes kitscheries. Je préfère imaginer qu'Albrecht, l'oboïste solo du Philharmonique de Berlin, fait la pute en jouant Greensleeves avec un ensemble vocal poussiéreux pour finir de payer sa maison de campagne plutôt que d'accepter qu'il puisse trouver une quelconque satisfaction musicale à cette triste collaboration.
L'atmosphère est tellement douillette que j'ai des pensées morbides, les réactions enthousiastes du public ne font qu'augmenter mon exaspération et je sombre définitivement dans le cynisme avec Let it snow, dont l'arrangement est savamment ponctué de petites blagounettes harmoniques, de clins d’œils et d'un grand numéro d'humour où Albrecht entame un solo interminable tandis que les chanteurs miment l'impatience avec force soupirs et yeux levés au ciel. C'est la goutte de sirop qui fait déborder le vase, je rentre me coucher.
Albrecht Mayer & The King's Singers, un album de Noël qui sent le sapin.

dimanche 2 décembre 2012

Le cadeau des collègues.


Le cadeau des collègues contient un un vibromasseur, deux plugs anaux (dont un à picots), du lubrifiant à la cannelle, des strings (un pour monsieur, un pour madame), des préservatifs saveur pain d'épices, un jeu de strip poker illustré avec des femmes qui s'hydratent les seins, des menottes et l'adorable petit bonnet de Père Noël que je porte ci-dessus.

lundi 5 décembre 2011

Die Maggi von Noël

Mon cher petit lectorat chéri, je viens de voir qu'on est pas très loin d'atteindre les 100 commentaires sur ce blogue. En presque un an d'existence, tu vas me dire hé ho, y a pas de quoi faire la fanfaronne, mais quand même. La Noël approche, et je me suis dit que c'était l'occasion de répandre la joie dans le monde, alors voilà, celui qui postera le 100ème commentaire aura droit à son portrait, au choix sur paint ou du vrai papier. Hop, c'est parti.

Edith : NON on n'a pas le droit de commenter deux fois, je pensais que ça allait de soi. En attendant un vainqueur, moi, je vais me coucher. A plus tard mes choupi-chéris.

Edith II : A l'heure qu'il est (11h11 du 3ème dimanche de l'Avent), nous avons deux gagnants par protestation et une gagnante par flatulence. Les vainqueurs, s'ils se sont reconnus, sont priés d'entrer en contact avec moi au plus vite pour me dire s'ils préfèrent que je leur arrange le portrait sur du papier ou sur Paint, et (priés, je rappelle le verbe parce qu'il est quand même loin) de m'envoyer par voie électronique une photo de leur choix dont je m'inspirerai pour les Oeuvres. A plusse mes pusses.