samedi 26 février 2011

Prenzlauer Berg un samedi frisquet

Cet aprem je suis allée faire un tour dans mon tier-quar après une semaine passée à péricliter chez moi avec ma grippe. Il faisait un temps magnifique, alors j'ai décidé de l'emmener se balader dans les rues du Prenzlauer Berg. J'ai traîné avec elle pendant deux heures dans le périmètre Schönhauser Allee - Stargarder Str. - Prenzlauer Allee - Metzer Str. à regarder les vitrines, à trébucher sur des enfants, à éternuer sur des enfants, à me faire bousculer par des enfants en draisienne et à me bidonner devant des inscriptions sur les murs (le Berlinois adore écrire/dessiner sur les murs). 
Je suis aussi tombée sur un carton de bouquins et de bibelots à donner posé au pied d'un immeuble, dans lequel j'ai trouvé The Catcher in the Rye de Salinger en version originale. 
Et j'ai découvert un bar dans la Dunckerstr. où pendant les Happy Hours, tous les cocktails sont à 3€! Oui je sais, c'est pas rare à Berlin, mais dans Prenzlauer Berg, où la majorité des bars sont des locaux où on va boire un chaï latte caramel bio en famille assis sur des chaises dépareillées autour d'une table en formica, un truc un peu crado qui brade l'alcool, on ne trouve pas ça à chaque coin de rue. J'ai oublié le nom, mais c'était une enseigne désuète peinte à l'aérographe dans un dégradé multicolore. 
Bref, voilà quelques trucs que j'ai vus :

- une librairie qui s'appelle Les livres sont des denrées alimentaires
- un gros animal rigolo
- une agression verbale (vue sur la carte du Doors dans la Knaackstr.)
- un cri du coeur : DU SCHNAPS 
DE LA VIANDE
 POUR TOUS!!!
- une belle invitation : PHOTOS COCHONNES (Sucer!) CHEZ E. SCHWAB


jeudi 24 février 2011


Le vrai problème, c'est que demain, vendredi, je bosse. Or le boulot en question consiste à accueillir pendant une journée des messieurs importants à l'aéroport, ce qui veut dire être fraîche, jolie et gentille comme un bouquet de bleuets, ne pas avoir de croûtes au nez ni de crotte au coin des yeux et ne pas tousser sur les gens.
Je crains d'être mal barrée.




Matthieu a quelques problèmes de lecture à vue.

samedi 19 février 2011

Une mise au point vraiment nécessaire


J'y pense : pour ceux qui voudraient pomper mon style, j'utilise pour mes dessins un crayon de couleur rouge Faber Castell, un vieux jeu de feutres Stabilo (ceux qui sont pas encore secs, cétadire un rouge rouge, un rouge genre plus foncé, un orange, un jaune qui ne devrait pas faire long feu parce qu'un gosse à qui je l'avais prêté pour dessiner Florestan en éveil musical m'a bouffé le capuchon, un vert prairie synthétique, un bleu foncé, un bleu clair, un brun clair, un gris foncé et, plus pour longtemps, un noir) et un stylo à bille en or que m'a offert la dame du magasin d'outillage de ma rue quand j'ai acheté un seau.




Pour les dessins faits à l'ordinateur, j'ai une souris filaire en forme de grenouille qui ne fonctionne pas très bien comme tous les objets que j'achète en me disant "waah c'est marrant ça" (autre exemple : mon téléphone burger dans lequel on ne m'entend pas parler si je ne colle pas ma bouche à la tranche de cheddar) et je travaille sur Paint, un très bon logiciel sur lequel on peut choisir la taille de son pinceau et rogner les images avec un rectangle de sélection.


Vu à la laverie, ce soir : un petit garçon entre, tout seul, ouvre chaque machine, y plonge sa tête et hurle WASSERMANN!! (homme de l'eau, et par extension, verseau) avec un ton aussi désespéré que s'il cherchait sa mère.


Vu au Friedrichstadtpalast le 16 février, juste avant la projection de Suicide Room : une femme a acheté un sachet d'oursons Haribo (ou Gummibärchen en bon allemand), s'en verse plusieurs fois dans la main et les trie par couleur en faisant attention à ce qu'ils soient bien couchés sur le dos avant de les manger, une rangée après l'autre.

jeudi 10 février 2011

Alexanderplatz, vers 21h30



(au fait, ça se voit que j'ai pas de tablette graphique?...)

mardi 8 février 2011

Ce matin, il m'est arrivé un truc fou. J'étais en train de me mettre de la crème dans la salle de bains et je suis tombée dans une faille spatio-temporelle. Quand j'ai débouché mon tube et déposé une petite noisette (mais non pas une vraie noisette, une noisette de crème, tu es bête) sur mon index, il était 9h06. Ensuite, j'en ai mis un peu sur le front, me suis rendu compte que j'avais oublié d'enlever mes lunettes, et juste avant de les enlever, j'ai jeté un oeil sur la pendule - il était 9h17. Je jure que c'est pas des bobards.

Sinon, mon copain Johann-Vincent m'initie à la chanson allemande!
Les trois chocs de ce week-end : Vaterland de Konstantin Wecker (ou Constantin Réveil), Sei willkommen de Gerhard Schöne (ne surtout pas rechercher ça sur Youtube : la seule version qu'on y trouve est accompagnée d'un horrible diaporama plein de noirs et de nouveaux-nés) et, surtout, Bärtiger Delphin de Funny van Dannen.


dimanche 6 février 2011

Choses vues ce week-end

5 février, dans le tram M10 en allant à Friedrichshain.
Le type, très efféminé et visiblement ivre,
essaye d'expliquer à une copine à quel point il est
savoureux de se faire sodomiser devant une caméra.
6 février, en attendant le tram pour rentrer de Friedrichshain.
Sur un banc, à côté de moi.





6 février, Friedrichstadtpalast.
Le couple se promène tranquillement dans le hall.