dimanche 26 juin 2011
dimanche 19 juin 2011
samedi 18 juin 2011
KaDeWe mon amour.
A force d'ascétisme, j'avais oublié à quel point il est grisant de dépenser l'équivalent de 5 nuits en chambre d'hôtes au bord du lac de Côme pour un petit vêtement pas plus lourd qu'une petite poignée de feuilles mortes. Et passer ensuite sa journée à le regarder au fond de son sachet, à le déplier, le replier, puis le redéplier pour être bien sûre qu'il est toujours aussi beau. Il a fallu que je vienne habiter à Berlin pour m'acheter ma première robe Sandro. Mais maintenant je suis heureuse.
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mercredi 8 juin 2011
bonjour, je m'appelle marie, je fais du piano depuis 17 ans et j'ai découvert hier le 2ème concerto de liszt.
au piano il y avait un vieux monsieur qui a des yeux très noirs, il s'appelle daniel barenboim et il sautait beaucoup sur son tabouret. devant l'orchestre il y avait un autre monsieur encore plus vieux qui bougeait les bras et qui s'appelle pierre boulez.
ensuite j'ai donné 2€ à un joli garçon qui chantait i feel fine dans le metro potsdamer platz, je suis rentrée dans ma maison, j'ai joué un peu avec ma guitare, j'ai mangé mon chéri en téléphonant à une pomme, j'ai fabriqué quelques étoiles avec des bandelettes de papier, je me suis lavé les dents et les pieds (monsieur bensimon qui a inventé les espadrilles bensimon est un criminel), j'ai bu un peu d'eau et je me suis couchée, mais j'ai encore dû me lever parce que j'avais encore soif, alors j'ai encore bu un peu d'eau, je me suis recouchée et j'ai dormi.
au piano il y avait un vieux monsieur qui a des yeux très noirs, il s'appelle daniel barenboim et il sautait beaucoup sur son tabouret. devant l'orchestre il y avait un autre monsieur encore plus vieux qui bougeait les bras et qui s'appelle pierre boulez.
ensuite j'ai donné 2€ à un joli garçon qui chantait i feel fine dans le metro potsdamer platz, je suis rentrée dans ma maison, j'ai joué un peu avec ma guitare, j'ai mangé mon chéri en téléphonant à une pomme, j'ai fabriqué quelques étoiles avec des bandelettes de papier, je me suis lavé les dents et les pieds (monsieur bensimon qui a inventé les espadrilles bensimon est un criminel), j'ai bu un peu d'eau et je me suis couchée, mais j'ai encore dû me lever parce que j'avais encore soif, alors j'ai encore bu un peu d'eau, je me suis recouchée et j'ai dormi.
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dimanche 5 juin 2011
La question des puces
Que ce soit clair : le Mauerpark, je trouve ça naze. On peut y trouver son compte si on cherche un énième collier-montre à gousset (alternative : le collier cage-avec-un-oiseau-dedans ou les boucles d'oreilles en lego), une valise en papier mâché qui, une fois remplie, perdra sa poignée ou ses charnières (elles aussi en papier mâché), des appareils photo vintage vendus une fortune par des escrocs du voyage, et il faut aimer la chaleur, les odeurs de vieilles chaussures et de transpiration, en un mot, les humains, parce que c'est toujours blindé. Forcément, le Mauerpark figure dans tous les guides de Berlin comme LE marché aux puces to be, parce que c'est follement alternatif (dans le même registre que le Tacheles). Du coup tout le monde y va. Du coup c'est plus alternatif. C'est juste étouffant. Mais je suis d'accord, il faut l'avoir vu, moi même j'éprouve un certain plaisir à me laisser emporter dans la cohue de jeunes gens branchés (c'est-à-dire qui portent des vêtements laids et pas à leur taille. Aux pieds : des Victoria qui puent ou des bottines compensées (voir ci-contre). Quelle que soit la saison.) en mal de meubles en plastique ou de photos de mariage des années 30. Mais vraiment, faut avoir envie.
Ce dimanche, il fait très chaud, j'ai préféré aller traîner au KDW, attention, pas KaDeWe! Le KDW, c'est un petit marché aux puces dans un hangar ouvert du mardi au dimanche de 11 à 19h. Une espèce de petit Emmaüs dans un coin du Prenzlauerberg loin des cafés bio et du marathon des poussettes, entre d'horribles immeubles en préfabriqué (les fameux Plattenbauten), au bord d'une route à 4 voies. Je suis arrivée à 11h30, le magasin était désert, les deux employés en train de se désaltérer sur un canapé. J'ai été invitée à faire comme chez moi, ils m'ont offert de l'eau (dans un très beau verre en cristal) et ont lancé un disque de Michael Jackson. J'ai passé une heure là-bas, à écouter des histoires sur différents objets, à flâner entre des lots de chaises Biedermeier et des psychés Gründerzeit, à ouvrir des tiroirs et à toucher des chiffons. Et même si je n'ai rien acheté, ils m'ont saluée chaleureusement. Franchement, le Mauerpark peut aller se rhabiller.
Et sinon, sur le chemin, il y avait ça :
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mercredi 1 juin 2011
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