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vendredi 12 décembre 2014

Repeindre les souvenirs

Photo via @leitmedium

Soyons honnêtes, je n'ai jamais vraiment parlé de Berlin sur ce blog. J'ai dessiné des gens, des scènes, j'ai raconté quelques promenades mais, si mes souvenirs sont bons (corrigez-moi, vieux de la vieille, si je raconte n'importe quoi), je n'ai jamais vraiment relayé d'actu, de bons plans, de conseils de visites ou autres machins d'intérêt général que d'autres font beaucoup mieux que moi. Et puis ça ne m'intéresse pas. Je trouve que ça ne dit rien sur une ville. Le guide touristique, il ne parle pas des supermarchés, des soirées dans des apparts, des états d'âme de la boulangère (j'ai peur qu'elle ait encore pris un gros coup de vieux quand je rentrerai à Berlin. Elle se prend deux semaine de vacances par an dont elle revient toujours brun foncé, mais les rides sur son front continuent de se creuser trop vite) et des trajets en tram pour aller au lac. Je n'ai jamais été un relais d'actualités et je ne compte pas le devenir, on s'est bien compris.
Mais là, je ne peux pas m'empêcher. En découvrant ce matin sur Nerdcore que des proches de Blu avaient peint en noir les énormes personnages qui flanquaient les façades bordant ce terrain vague le long de la Spree, ma gorge s'est serrée. Ils faisaient partie de ces choses immuables, parties intégrantes du paysage devant lesquelles on passe sans même plus les questionner. Je ne les trouvais ni beaux, ni laids, je m'en foutais. Et maintenant qu'ils ont disparu, je me sens triste. Pas à cause du message que véhicule cette action (protester contre la construction, sur le terrain vague, d'un complexe immobilier et commercial qui aurait utilisé la vue sur ces peintures comme un argument de vente pour ses appartements très probablement hors de prix). Mais pour la destruction d'un morceau de beau souvenir. Comme beaucoup de gens, j'ai un souvenir de lever de soleil sur ce terrain vague. Rien d'exceptionnel, du déjà-vécu par plein d'autres avant et après moi. Mon souvenir, c'est une nuit d'été passée à me promener dans les rues de Friedrichshain avec un garçon, main dans la main, et dans l'autre, une bière, puis une autre, puis une autre. L'ivresse sur un terrain de jeu entouré de junkies. La découverte de la brèche dans cette palissade, au bord de la route. Le pipi salvateur dans les herbes hautes. Puis la découverte qu'il y avait d'autres gens derrière la palissade, et que le terrain vague débouchait sur l'eau. Nous nous sommes assis, le bâtiment d'en face clignotait de manière aléatoire, ma bouche était pâteuse d'un mélange pas très ragoûtant chips-bière-tabac, nous avons très peu parlé mais pensions à la même chose, il quittait la ville le lendemain, pour toujours. Le soleil s'est levé lentement, dévoilant la saleté, les mines fatiguées, les flaques de vomi, et j'ai découvert que nous étions au pied de ces personnages que j'avais tant de fois vus sans vraiment les regarder.
Les adieux ont été brefs, la douleur anesthésiée par les restes d'alcool, et la découverte qu'un morceau de décor de ce souvenir vient d'être peint en noir fait enfin sortir cette tristesse longtemps étouffée.

samedi 25 mai 2013

Zweitausendzwölf - 8

Début de l'automne. Quelques silhouettes sur le Teufelsberg et aux alentours.
Le garçon avec qui j'y vais pour la première fois me regarde d'un air effaré quand je lui annonce que j'aimerais chercher un trou dans le grillage pour monter sur la tour. J'essaye de le persuader par tous les moyens, lui vantant la vue imprenable, le vent frais, les graffitis, mais rien n'y fait, il m'assène : Morille, tu es en Allemagne, ici on ne viole pas les propriétés privées! Nous nous éloignons dans un silence électrique, j'ai envie de hurler et de le traiter de nazi, il marche loin devant moi d'un pas pressé et se retourne de temps en temps en levant les sourcils sur un regard qui dit : "Pauvre petite sotte!" (du moins, c'est comme ça que je l'interprète). Au lieu de nous taper sur la gueule, nous regardons zigzaguer les cerfs-volants, notre rancœur dans la gorge comme une troisième amygdale. 
J'y retourne une semaine plus tard avec Escampette et sa nouvelle copine, nous nous sommes donné rendez-vous à 6h du matin pour voir le lever de soleil. C'est le début de ma réconciliation avec Berlin (oui, on était fâchées depuis l'hiver 2009-2010 quand cette pute, au lieu de m'ouvrir les bras, m'avait balancé des seaux de neige à la gueule). Peu après, je me jette dans le célibat, je redécouvre Nick Drake et j'arrête d'écrire mon journal intime.







mercredi 22 mai 2013

Voyage dans le temps devant un canapé vert

La semaine dernière, j'ai passé une après-midi au Haus am Waldsee, un petit musée d'art contemporain au sud de Berlin, tout au bout de la ligne de métro U3 (Krumme Lanke). J'avais mis les pieds pour la première fois dans ce quartier hyper friqué quelques jours plus tôt en allant me promener dans l'immense jardin botanique de Dahlem (tu te souviens? j'y avait trouvé un nourrisson dans l'herbe) et ça m'avait fait un bien fou. Rien à voir avec ce que j'ai pu ressentir en musardant à travers le XVIème lors de mon dernier voyage à Paris, ce plaisir très intense qui naît d'un épisode des Ch'tis à Las Vegas ou de la contemplation d'une petite mésange tombée du nid, toute gonflée d'asticots, ce genre de spectacle beau parce que profondément écœurant qui te rappelle que tu n'es rien qu'un tas de viande parmi d'autres tas de viande. Non, à Dahlem, le fric est là, les mémés ont aussi des chiens Polly Pocket, il y a pas mal de villas somptueuses, mais le tout est noyé dans les arbres, les rues sont calmes, les gens sortent pour aller acheter de la saucisse ou faire un tour au parc, pas pour parader en casque de cheveux, trois bagues à chaque doigt et les avant-bras garnis de sacs en carton épais pleins de carrés Hermès.

J'émerge donc de la U3 après quasiment une heure de trajet et tombe nez-à-nez avec une maison multicolore devant laquelle est garée une petite voiture de sport emballée dans un pyjama en jersey bleu (un pyjama pour voiture, entendons-nous bien).


Werner Aisslinger est passé par là et a transformé la Haus am Waldsee en maison du futur.
Dans le salon, une immense structure en alvéoles, comme un gros rayon de miel, sert de canapé. Sur les étagères en acier de la cuisine s'entassent des boîtes en plastique dans lesquelles se baladent des carpes, leurs déjections alimentent les racines des plantes dans les boîtes voisines. Ça et là, des champignons jaunes poussent dans des sachets. Le mobilier de la salle de bains est en cuir, y compris la baignoire, et la bibliothèque est faite de livres fixés les uns aux autres par de petits croisillons blancs. Après avoir parcouru toute la maison, je me présente à l'accueil et demande si Auguste est là. Les deux employés ont un frisson, écarquillent les yeux : "Oh mon dieu, c'est vous Morille?? Mais pourquoi ne vous êtes vous pas annoncée plus tôt? Vous avez payé l'entrée! Vous auriez dû nous dire tout de suite que vous êtes une amie d'Auguste! Nous sommes sincèrement désolés!". Je ris, c'est quoi le délire, ils croient que je suis quelqu'un d'important ou quoi? On se calme, les gars, je suis étudiante, je touche une aide au logement, sous ma belle robe je porte un slip distendu qui appartient à ma mère et votre chef, je l'ai rencontré il y a deux jours à une pendaison de crémaillère très arrosée (mais si, tu te souviens du type à toutes petites lunettes?). Enfin ça, c'est ce que mon double vulgaire a dit dans ma tête, en vrai j'ai juste battu des cils et leur ai assuré que, vraiment, c'est pas grave, ne vous inquiétez pas. Pendant que l'un des employés s'éloigne à reculons en faisant des courbettes pour aller chercher Auguste, je vais dans le jardin.
Il y a des sculptures, une jolie petite terrasse, un minigolf, la pelouse descend en pente douce vers la berge du lac. Sur la droite, entouré d'arbres immenses, le Loftcube d'Aisslinger. Une boîte sur pilotis, les murs sont vitrés, les angles arrondis. Une maison de 40 m2, installable sur tout type de terrain et dans tout type de climat, m'explique Auguste qui m'a rejoint dans le jardin. Il a apporté la clé, me fait visiter l'intérieur du cube. La vue sur le lac, sous le soleil de fin d'après-midi, est belle, on n'entend pas un bruit. En face du lit, il y a un grand canapé vert, un vert électrique presque jaune, tempéré par un mouchetage gris quasi imperceptible, et là, debout dans ce mobile home à 150 000 €, hypnotisée par la couleur de ce canapé, tandis que ce bel homme très sérieux me raconte des anecdotes sur le design du mobilier, je suis aspirée dans une grande colonne d'air qui me noue le cœur et je réalise que je vais avoir 25 ans.

Il y a 10 ans, j'étais en seconde, le deuxième album de Sniper venait de sortir, je faisais des progrès fulgurants en anglais en apprenant par cœur les textes d'Eminem, j'écoutais à la radio les retransmissions des matches de l'OM en essayant de retenir les noms des joueurs, j'avais trouvé un dealer sur Caramail qui m'apportait de temps en temps un petit cube de shit à la gare de Sarreguemines et mes parents m'avaient privée de cadeau d'anniversaire parce que je m'étais acheté en cachette des Air Max chez Foot Locker. Je rêvais d'être Diam's et fantasmais sur Usher, et pas un instant il ne me serait venu à l'esprit qu'Usher, même en échange de 15 séances d'épilation du torse au laser, n'aurait jamais daigné glisser un seul de ses augustes doigts entre les bourrelets de Diam's, même si à l'époque elle était quand même pas si atrocement gaulée que ça dans ses tops en résille, soyons honnêtes.
Les 10 ans qui ont suivi, j'ai appris pas mal de choses en plus de ça, notamment à jouer du clavecin, à m'épiler les sourcils et à ne plus rêver d'être quelqu'un d'autre. Bien sûr, il y a encore du boulot, j'ai tendance à me disperser, je tombe amoureuse beaucoup trop vite, je suis parfois franchement misanthrope, je ne sais jouer que deux chansons à la guitare et je n'ai toujours pas compris comment on fait un chignon bun. Mais je suis sur la bonne voie. Mes impressions pour ce 25ème anniversaire? Permettez-moi de laisser parler une poétesse à ma place :

I'm stronger than yesterday
It's nothing but a mile away
My loneliness ain't killin' me no more.


dimanche 12 mai 2013

samedi 23 février 2013

Zweitausendzwölf - 5

Mai. Le printemps à Berlin, enfin. Les terrasses du Kollwitzplatz se remplissent, J-V se pavane en short de velours côtelé, le jardin de ma grand-mère est à l'abandon mais fleurit comme si de rien n'était.




dimanche 10 février 2013

Zweitausendzwölf - 2

Février, ancien aéroport de Tempelhof.




vendredi 8 février 2013

Un conseil et une question

Le conseil : si tu habites Berlin, que tu joues de la guitare comme un vrai bebo (berlinois bohème) et que tu as besoin d'un nouveau jeu de cordes ou d'un capo (qui n'est pas un gardien de camp de concentration mais une abréviation cool de "capodastre", le machin qu'on pince sur le manche pour changer la tonalité de la guitare), rends-toi dans le petit magasin de la Prenzlauer Allee, juste avant la Danziger Straße. Tu y trouveras : 1. ton bonheur, et 2. un moustachu qui s'appelle Norbert, aime prendre du temps pour les gens, t'ouvre tous les cellophanes que tu veux pour en essayer le contenu, te raconte les paysages norvégiens, les galères de l'ex-RDA et l'influence de la position du soleil sur le système nerveux végétatif. Norbert est un type en or. Je le mets directement dans ma collection d'oncles spirituels, entre Jean Rochefort et Jonathan Richman. Si vous voulez aller lui faire une visite, c'est là :
Wolf&Lehmann Gitarren
Prenzlauer Allee 203
Lundi-Vendredi 10h30-18h30
Samedi 10h-14h

La question : quand, parmi la dizaine d'étudiants réunis dans un séminaire sur la musique de film, aucun n'a vu Vertigo (et que tous réclament la version allemande parce que lire les sous-titres c'est galère), quand, un autre jour, dans un cours de pédagogie élémentaire, 11 paires de jambes sur 12 restent inertes aux premières mesures de Rock The Casbah, non pas parce que leurs propriétaires sont snobs ou sourds, mais parce qu'ils n'ont jamais entendu parler des Clash, sachant que la moyenne d'âge tourne autour de 24 ans et que tous veulent devenir professeurs de musique en lycée, en école primaire ou au conservatoire, faut-il se faire du souci? La situation est-elle désespérée? Les carottes sont-elles cuites?

mercredi 6 février 2013

Zweitausendzwölf - 1

c'est ça, une Beirette.
(essaye de prononcer ça sans crachoter sur ton écran, toi, le Français! hinhin) (non mais sérieusement, un mot de 16 lettres dont 10 sont des consonnes, c'est quoi le délire? un N suivi d'un D, d'un Z et d'un W, comment tu prononces ça quand tu n'as pas été élevé avec Die Sendung mit der Maus?)
Bon, le principe du Zweitausendzwölf (allez, laisse tomber), c'est que je vais poster, en douze épisodes, quelques photos de l'année passée. Ce sont des photos argentiques prises avec ma vieille Beirette que j'ai numérisées cette semaine, j'en ai choisi quelques unes que j'aimerais te faire partager sans trop les commenter.



En voilà donc deux du mois de janvier. La première a été prise, je crois, dans la Heinrich-Roller-Straße, pas loin de chez moi. C'était un dimanche gris, avant d'aller travailler. Je venais de me promener dans l'étrange lôtissement tout neuf du Schweizer Graben, à côté du Volkspark Friedrichshain, côté Märchenbrunnen (une immense fontaine ornée de personnages des contes de Grimm), j'avais les orteils congelés. La deuxième, c'est le cimetière juif de la Schönhauser Allee.





jeudi 8 novembre 2012

Teufelsberg


(photos prises un dimanche à l'aube, avec une vieille Beirette)

mercredi 1 août 2012


En remontant la Pannierstraße en direction du canal après un petit-déjeuner typiquement Kreuzköllnois (=des pancakes au maïs dans une cantine australienne) (vachements bons d'ailleurs) (avec des tomates séchées, du bacon, de l'avocat, de la mâche) (Melbourne Canteen, au numéro 57 de la rue), nous découvrons un grand carré de jardins ouvriers déserts. Il y a des pivoines, des roses trémières, des fleurs des champs aussi, et des arbres fruitiers aux branches surchargées de poires, de pommes, de quetsches. Pendant que mon amie me prend en photo dans l'allée centrale en me posant des questions farfelues pour me faire froncer les sourcils et me crie : "PLUS RAIDE!", "OUVRE LES YEUX!", "MAINTENANT!", deux vieux messieurs en claquettes émergent d'une cabane et sortent se poster sur le petit chemin, bras croisés, ventre sorti, pour nous observer d'un air chafouin. Nous décidons de nous en aller. En arrivant à leur hauteur, mon amie les complimente sur leurs jardins et leurs belles fleurs, à quoi l'un des deux pépés nous répond, jovial : "Ja, Arbeit macht frei!" (j'ai besoin de traduire?). Nous rions jaune et prenons la fuite.
J'ai la panse bien remplie, il paraît que le henné me va bien et il y a un nazi dans le jardinet.

dimanche 4 mars 2012

La nuit

un bar ouvert toute la nuit, une tenancière pas plus haute qu'un fût de vin qui t'engueule si tu veux payer tes 4 bières -sechs euro vierzig- avec un billet de 20 ("ah non, faites pas chier, sur 20 je vous rends pas la monnaie, rien à foutre, j'ai pas."), une partie de fléchettes avec une petite meuf aux dents pourries, elle m'arrive à peine là mais elle porte un maillot des eisbären et marche comme un mauvais garçon, et puis elle se fait soulever en l'air par un gars en combinaison intégrale rose, sur la poitrine il y a écrit "HELICOPTER", il prétend être chirurgien, il a acheté sa combinaison sur ebay pour 25 euros au lieu de 1000, mais dans 10 ans elle vaudra 10 fois plus, d'ailleurs il a un tableau de gerhard richter, il l'a acheté 1000 euros il y a 10 ans, maintenant il vaut 5 millions, c'est pareil. il est très bien rasé et sent bon, on est invités à l'appeler pour aller manger chez lui demain, sa femme serait ravie de nous rencontrer, et puis on aura aucun mal à le retrouver, c'est simple, il habite la plus grande maison du comeniusplatz, celle qui a des baies vitrées de 3 mètres sur 8. ensuite il m'a aussi soulevée en l'air, je me suis sentie flattée, j'ai parlé un peu de beethoven et schumann au comptoir avec stefan et puis il était l'heure de rentrer, on a fait nos adieux en promettant de revenir vite.

samedi 28 janvier 2012

My Angel

Ah je vous ai pas dit, le week-end dernier j'étais au musée Kolbe, et dans une salle dédiée à une expo temporaire de jeunes (enfin je crois) artistes israéliens, j'ai vu ça au mur :


Et à côté, l'explication suivante : 

[...] Es zeigt eine angebissene Schokoladentafel, deren Verpackungsfolie zu einem Hemdkragen gefaltet wurde. Die Spur an der Schokolade verweist auf den Biss durch die realen Künstlerzähne, zudem assoziiert der Beobachter mit dem Hemdkragen aus Aluminium einen menschlichen Leib. Somit hat der Künstler einem Schokoladenkörper den Kopf zerbissen. Der Titel "Angel" bezieht sich auf den tatsächlichen Namen israelischer Schokoladentäfelchen, die gern als Betthupferl auf Kopfkissen gelegt wurden. Gleichzeitig verleiht die Bezeichnung Engel dem Akt des Kopfbeißens eine besonders diabolische Note. [...]

En gros : 
Ceci représente une tablette de chocolat entamée dont l'emballage a été plié en forme de col de chemise. L'empreinte dans le chocolat renvoie à la morsure par les dents réelles de l'artiste, de plus l'observateur associe à ce col en aluminium un corps humain. Ainsi, l'artiste a arraché la tête à un corps en chocolat. Le titre "Angel" se rapporte au nom d'une marque de chocolats israéliens que l'on dépose habituellement sur l'oreiller pour les grignoter avant d'aller au lit. En même temps, le nom ange confère à cet acte de dévorer une tête une note particulièrement diabolique.

Tout ça.

Heureusement, il y avait les bronzes (et quelques terres cuites) de Kolbe. Le musée est très petit mais vaut vraiment le détour, rien que pour le très beau bâtiment en brique (sa villa-atelier) et le jardin plein de grands pins parasol. Et juste à côté il y a le Café K, une merveille pour lire le journal pendant des heures en buvant un thé. Ils font des petits-déjeuners exquis entre 6 et 10€, des gâteaux fabuleux, des petits plats du jour pas cher, il y a du vieux parquet par terre, de la bonne musique, des sculptures ça et là, et puis une cheminée!
Au printemps, avec la terrasse dans le jardin, ça doit être sensass.

Georg-Kolbe-Museum
Sensburger Allee 25
S-Bahn Heerstraße
Ouvert du mardi au samedi de 10 à 18h, 3€ seulement pour les étudiants, 5€ en tarif plein si je me souviens bien. 
Et le Café K, ben c'est juste à côté. 


mercredi 9 novembre 2011

Installation

A Prenzlauer Berg aussi, on proteste contre la société de consommation, faut pas croire.



mercredi 12 octobre 2011

Cimetière juif, Schönhauser Allee








"Ne pas vouloir la mort des autres, voilà leur mort. Ici, fin 1944, se sont cachés des opposants à la guerre. Ils furent découverts par la SS, pendus aux arbres et enterrés ici."


vendredi 23 septembre 2011

Ah ben tiens, c'est déjà l'automne en fait.

Ce matin, j'ai vu ça dans le parc du château de Britz, et ça m'a mise en joie, parce que moi aussi j'aime beaucoup faire des trucs avec des marrons. Et puis juste après, j'ai assisté à 4h de cours de piano exemplaires, données par une vieille prof ambitieuse et aimante, et je me suis dit que, merde, quel beau métier quand même.


dimanche 18 septembre 2011

La guerre des clans

"Le végétalisme vaincra!"
dans une cage d'escalier de Friedrichshain
"Le soja s'est pas meilleure que la viande!"
(fautes incluses)
sur un mur de Neukölln


dimanche 11 septembre 2011

Souvenons-nous du 11 septembre

Vu dans la Tucholskystr.