samedi 27 avril 2013

Dîner de c...élibataires exigeants - IX

En attendant un nouvel article de fond (mais de quoi va-t-elle nous parler la prochaine fois? encore une histoire de rencard minable? le compte-rendu d'une exposition qu'elle a vue il y a deux mois? des anecdotes sans intérêt sur ses voyages en train régional? - auf deutsch : Bummelzug - est-ce qu'elle va encore nous pomper l'air longtemps avec ses leçons de vocabulaire à deux balles? et quand est-ce qu'elle apprendra enfin à faire des subordonnés qui tiennent la route au lieu de nous empoisonner la lecture avec ses parenthèses qui n'en finissent pas?), revoici quelques petites friandises pour te faire patienter. Comme je suis pas une grosse pute et qu'en ce moment j'ai quelques ennuis à cause d'une histoire de droits d'auteur, j'ai décidé de mettre une petite couche de maquillage sur le visage des garçons que je ramasse sur mon site de rencontres fétiche. S'il-te-plaît, n'hésite pas à me dire ce que tu en penses. J'aimerais avoir le temps de redessiner les portraits correctement au crayon, ou alors je m'étais dit que je pourrais leur coller une simple paire de lunettes de soleil - bref, je suis encore à la recherche d'une solution esthétiquement satisfaisante et pas trop chronophage. Je te remercie d'avance, lecteur chéri, pour tes suggestions. Bisou.








lundi 22 avril 2013

Dîner de c...élibataires exigeants - VIII

Coucou les filles! Fait faim, hein? Voilà une sélection de mes dernières trouvailles sur le plus VIP des sites de rencontres (en allemand : Partnerbörse - littéralement bourse aux partenaires. Quelqu'un veut faire une vanne?). Enjoy!






Les épisodes précédents : I - II - III - IV - V - VI - VII

mercredi 17 avril 2013

Tout sur mes ovaires

Les amis, je ne peux plus continuer à vous mentir, à vous faire croire que je suis ce pur esprit amoureux des arts et des mots rares qui lit La crise de la culture d'une main en cherchant les relations de médiante dans les Gesänge der Frühe de l'autre, tout ça n'était qu'une imposture, que dis-je, une supercherie! une mystification! de la poudre aux yeux! oui, du foutage de gueule! La vérité, c'est que je suis rien qu'une dinde. Les faits sont accablants : je viens de m'acheter une jupe à motifs de chats sur Asos. Après l'avoir vue sur un blog. Un blog mode. Et puis j'ai essayé des rouges à lèvres pour un blog de maquillage. Enfin, j'ai rêvé la semaine dernière que j'étais aux Tuileries pour la Fashion Week et qu'on me demandait de citer mes quatre parfums préférés. Je répondais du tac au tac : Saffron, Amber, Cardamom de Korres, [untitled] de Margiela, Calèche d'Hermès et Fille en aiguilles de Serge Lutens (à propos, son dernier parfum s'appelle La fille de Berlin, moi j'imaginais déjà un truc grisant à base de vomi à la currywurst, mais c'est une banale eau de rose un peu boisée avec du citron, un truc sans intérêt quoi).
Qu'est-ce que je peux faire pour me racheter?

mardi 16 avril 2013

Digital design, subspace et pieds qui puent

"FIVE, FOUR, THREE, TWO... waitwaitwait, are we ready? Ok... wait... it looks like we still have a little problem..."
Il est un peu plus de 21h à la galerie Platoon, dans la Schönhauser Allee. Je suis coincée sur un escalier en fer, les fesses meurtries malgré ma nouvelle culotte en graisse ramenée du Canada cet hiver (spécial dédicace aux frites de Kensington Market! Je ne vous oublie pas, vous avez fait un boulot formidable les meufs). Derrière moi, Vivipare trépigne, la fille à ma gauche prend des notes sur l'agencement des sources de lumière dans la salle, un peu en contrebas un jeune quadra couvert de gel effet mouillé drague deux frêles Polonaises, et sur ma droite, les boots en simili-cuir d'une jeune pétasse exhalent une odeur de champignonnière. L'événement de ce soir, une bataille de dessin ("Digital Design Tournament"), se déroule dans le cadre de Pictoplasma, un festival de cinéma d'animation et de joli dessin sur Photoshop. La galerie est pleine à craquer de gens en bonnet qui se photographient les uns les autres avec leurs iPhones en attendant le début du spectacle qui devait commencer il y a plus d'une heure. Le principe du tournoi : trois équipes de deux sur une scène, derrière des ordinateurs, un thème imposé (developing a pair of metaphorical characters based on elements that have a complementary relationship like “Bread & Butter,” “oil & water” or “yin & yang” during 3 rounds of design.), quatre écrans qui diffusent les images des compétiteurs en train de dessiner. Le problème, c'est que trois des quatre écrans ne fonctionnent pas. Ça ne semble chagriner personne, les candidats sont contents d'être sur scène, ils ont une caisse de bière rien que pour eux et prennent des airs importants derrière leur grande table couverte de matériel HP (le sponsor de la soirée), les jurés se pavanent dans des t-shirts qu'ils ont designés eux-mêmes (une exception : le fondateur d'Anima Boutique porte un pull à capuche en peau de tigre) et font du networking, les techniciens débranchent et rebranchent mollement quelques fils et le présentateur circule parmi tous ces gens en leur posant au micro des questions inaudibles à travers la mélasse dubstep que nous inflige un connard de DJ mal rasé en guise d'ameublement acoustique. Le seul écran qui fonctionne diffuse en boucle les règles du jeu et les noms des candidats dans un graphisme grandiloquent digne de The Voice, sur les trois autres clignote désespérément   No Signal . Le présentateur nous annonce qu'il faudra se résoudre à suivre le spectacle sur un seul écran, mais là c'est bon, tout va bien, la caméra est branchée, ça peut commencer! Ça y est! Pour la deuxième fois, il nous exhorte à compter avec lui : FIVE, FOR, THREE, TWO, ONE, GOOOO! Il donne un coup de poing en l'air comme Sangoku, le public hurle, les candidats se mettent à griffonner sur leurs tablettes graphiques, et l'écran reste bloqué sur le diaporama précédent. Une dizaine de minutes s'écoulent. Nous contemplons six dessinateurs sans voir ce qu'ils dessinent. Une fille court de l'un à l'autre avec une caméra, il y a plusieurs photographes sur la scène, l'écran nous invite à twitter nos impressions sous #characterized. Je pense à Desproges, qui, dans un de ses réquisitoires, suggérait à François Béranger de fermer sa gueule et de se mettre à la peinture, et s'engageait à mettre à sa disposition toute la fortune amassée par sa famille pendant l'Occupation pour financer une radio, "ça s'appellerait Radio-Palette, elle vous serait exclusivement réservée, à vous tous, chanteurs et chanteuses de France, et vous peindriez et nous vous écouterions peindre. Le nirvana." 


Les personnages (source)

Le présentateur a beau s'excuser, promettre que l'équipe technique met tout en oeuvre pour régler le problème, je commence à être irritée par ce cirque. L'image finit par apparaître, on aperçoit enfin quelques croquis, il y en a un qui me plaît bien, une espèce de tube digestif, le type est en train de dessiner plein de petites circonvolutions qui s'entassent dans une barque, mais il faut passer aux images de l'équipe suivante. Sauf que la transmission des images de l'équipe 2 ne fonctionne pas. L'un des membres nous décrit donc son dessin, à la faveur d'un petit flottement sans basses dans le morceau qu'est en train de nous asséner DJ Tympan, on apprend qu'il est question de space et de subspace. Puis c'est la pause. C'est le moment que choisit le type plein de gel pour se retourner et me demander si je suis aussi dans le character design. Je lui dis que non, désolée, moi je fais du piano. Il frise le court-circuit, me demande si, du coup, je suis dans la musique de film. Non, désolée, je joue juste du piano, Beethoven, des trucs comme ça, ah et puis je suis serveuse aussi, mais ma copine, là, derrière, elle fait du dessin animé. Il fait un clin d’œil complice à Vivipare en lui expliquant que lui aussi, dans le temps, il faisait de l'anim', qu'il a gagné un max de pognon avec ça, mais, genre, vraiment un max, et que maintenant il dirige une boîte, une grosse boîte, et qu'il est connu, genre, vraiment connu dans le milieu (re-clin d'oeil). Pendant qu'il refile sa carte de visite à une des Polonaises, on prend la fuite.

En rentrant, je me promène sur le site de l'événement, une page chiadée qui affiche sa programmation dans des métropoles du monde entier avec la même arrogance que ce kebab dont je recevais régulièrement le flyer bourré de fautes d'orthographe et qui tentait d'appâter ses clients avec l’énumération : Istanbul, Abu Dhabi, Los Angeles, Strasbourg. Ça ne me dérange pas trop de m'être fait entuber de la sorte, j'ai bien ri finalement, mais j'ai une pensée pour les vainqueurs du tournoi à qui HP a refourgué un écran en guise de premier prix. A l'heure qu'il est, il a probablement déjà été écoulé en pièces détachées au Mauerpark.

mercredi 10 avril 2013

Berlin - Paris


(Berlin, Alexanderplatz, en descendant prendre la U8 - Paris, Belleville, sur la terrasse du café Folie's)

samedi 6 avril 2013

Une découverte sensationnelle

La semaine dernière, en farfouillant dans les étagères de la librairie BD Spirit (10 rue Ramey) (à Paris) (allez-y, le type qui s'en occupe est une crème) (et il sait absolument tout sur les mouvements contestataires d'extrême-gauche dans le Japon des années 60) (et ce n'est pas un geek pouilleux, il est très propre sur lui et a la barbe bien taillée) (et tout près de là, rue Muller, il y a les Editions Baleine) (va voir leur vitrine, si tu es dans le coin et que tu aimes les naturalisations farfelues), je tombe sur une magnifique affiche sérigraphiée de Pierre La Police. C'est la première fois que je vois un aussi grand format de lui, j'en ai des palpitations, et puis en même temps je me bidonne, à cause du mot "bonbongle", tu comprends. Malgré mon regard enfiévré et mes supplications, le tenancier de la boutique reste ferme : l'affiche n'est pas à vendre. Je la contemple pendant de longues minutes, j'en apprends les lignes pas cœur, et puis je répète "bonbongle" dans ma tête, en boucle, comme un mantra, dans l'espoir que Pierre La Police surgisse d'un tiroir. Bizarrement, rien ne se passe. Dentelle a trouvé un beau dessin, moi j'ai choisi deux bds avec plein de texte et de rigolade pour résister au printemps berlinois (2° à l'heure où je vous parle), on paye joyeusement et on s'en va manger un coq au vin (SUCCULENT!) pour fêter ça.
Deux jours plus tard, je me promène dans le XVIème (oui, parfaitement), et regarde ce que je découvre dans la rue Paul Delaroche : 



jeudi 4 avril 2013

TER et Sprechgesang

Entendu dans le TER Strasbourg-Sarreguemines, il y a deux semaines (je suis complètement d'accord avec toi, ce dessin est bâclé. Pour me faire pardonner, je t'ai retranscrit le texte à la manière d'Arnold Schoenberg, en sprechgesang, pour que tu puisses le reproduire chez toi).

("Aujourd'hui, Place de l'Etoile, ils ont fait la grève!")